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Nouveau carnage en Syrie

 

Un nouveau carnage ! Nouveau en quoi ? S'offusque-t-on de la mort prématurée de plusieurs personnes ? Parce qu'elles sont mortes, ou parce qu'elles sont mortes entre Damas et Bagdad ?
Depuis que l'homme est homme, il y eut des hommes pour tuer d'autres hommes, pour la survie, pour le pouvoir. Aujourd'hui, il en est toujours de même. Les américains et leurs alliés ont envahi l'Irak au prétexte d'imposer la démocratie et de protéger les populations irakiennes des massacres perpétrés par Saddam Hussein et ses sbires. Pour ce faire, ils ont tués des milliers d'irakiens qui, volontairement ou à leur corps défendant, ne partageais pas les mêmes idées qu'eux. Bush et ses comparses s'arrogeaient ainsi la mainmise sur le pays, sa situation stratégique et ses champs pétrolifères. Les irakiens alliés des occidentaux ont chassé leurs anciens tortionnaires, qui formèrent bien vite Daesh.
Un nouveau massacre ! Qui a tué qui ? Une information de quelques lignes, vite lue, vite oubliée tant elle est perdue dans la file ininterrompue de tuerie en tous genre partout dans le monde.

Et puis, il y a cet anniversaire, celui de la mort de John Lennon, il y a trente cinq ans. Tué parce qu'un fan voulait s'approprier une partie de la célébrité du chanteur. Une façon pour le fan de survivre, d'affirmer son pouvoir sur son idole.
Pour ce seul décès, combien d'articles, de livres, de documentaires, combien de personnes pour se déplacer, rendre hommage à l'artiste, à l'homme de paix. Une mort dont on se souvient un quart de siècle plus tard.
Les hommes n'ont jamais été égaux, pas même dans la mort.
Un nouveau carnage en Syrie. Vous parlez d'une nouvelle. La véritable nouvelle serait de lire un jour qu'un homme est atteint d'un virus à la propagation foudroyante, un virus qui empêcherait quiconque de tuer son prochain. Ça, ce serait un nouvelle, une véritable nouvelle.
Mais je rêve. Je suis un indécrottable rêveur.